Trop de problèmes dans la file d'attente, les poèmes défilent
Comme des attentats dans les tentes, je me promène et j'enfile
Ces rimes sur un rythme absent mais près de la rive
J'écris comme je dérive dans ma vie, je prend des risques
Je rigole de ma gueule, parait que les gaulois ont la gaule,
Veulent du son qui dégueule, mais seul et tête sur les épaules
Loin des pôles d'attraction, des pôles positions,
Scrutant l'horizon sous inquisition, je vois trop d'indispositions.
Prêt à tout pour mes atouts, autour de nous, y a du graff
Des fous de foot et d'orthographe, des traces d'autographes,
En manque d'instrus, c'est grave, en manque de gars braves,
En bas, je vois qu'en face du gent-ar bavent des esclaves barges,
Et des bandes de barbares dans le bar me parlent d'Ali Baba,
Je pense à Sindbad, un bad boy et Schéhérazade,
Pas de cow-boys à la base, barre-toi, je passe plus à la barre
Car toi, je m'en carre, ton car, je le fracasse à la batte,
CRS au zoo, libére mes mots, fais-moi un ton-car
Dans le vacarme je roule mon dard, ensuite je m'occupe de ton cas
Dans ta cache, arrache-toi, c'est pas de la mâche
Que je rumine ou fume, ma rage se consume sous du fat hash
Amour et haine sans pitié ne machent pas leurs mots,
Trouve-moi du temps pour l'amitié, je croise trop de gens pas normaux,
L'argent pourrit le cerveau, le rend merdeux et vils dans ma ville,
Ils ne connaissent pas le Une-Deux et Trois Guerres serviles
Rend-moi service, prend mes vices et comprend mes vertus,
J'apprend mes vers, sûr de ne pas vouloir les voir perdus,
Et balancées dans la nature, l'air dur mais sans verdure
Aussi sûr que ces mots fissurent tes murs, chient sur
Tes murmures ma haine pour mes soeurs et frères durent
Mon amour pour mes soeurs et frères durent...



